• Cie de l'Iris

    Le loup dans mon oeil gauche

     

    Chaque jour à notre insu, des gens, des anonymes et inconnus dits « ordinaires », après ou avant leur travail, créent, dessinent, découpent, peignent, bâtissent, inventent, sculptent ou écrivent. Rien que de banal, direz vous ? Rien de plus extraordinaire au contraire, lorsqu'il ne s’agit pas de leur métier et que ce qu’ils font là, ils le réinventent totalement, sans l’avoir jamais appris. Passion, visions, transcendance, mais aussi désespoir et quelque fois maladie. 

    Le facteur Cheval ramasse des cailloux sur les chemins, perdant quelque fois le courrier, 
    Aloïse institutrice contrariée dans sa vocation de cantatrice tombe éperdument amoureuse de Guillaume II, elle écrit et dessine depuis,
    Jeannot a inventé une machine à tailler les vignes, mais se fait voler son invention et se réfugie dans un autre monde, 
    Jeanne se voue au spiritisme et à la divination puis dessine, brode et écrit le restant de sa vie en devenant Jeanne d'Arc,
    Un autre Jeannot de retour de la guerre d'Algérie s'enferme chez lui pour sculpter un texte halluciné dans le plancher de sa chambre,
    Jean-Pierre, quant à lui, nous révèle les origines de l'espèce humaine et du langage dans un Evangile de mille pages qu'il fait tirer à son compte et distribue gratuitement. Il y dévoile la Grande Loi cachée dans la parole et nous démontre la prodigieuse évolution humaine : l'homme descend de la grenouille ! 

    Ces "petits et humbles ordinaires", qui sont tous de grands artistes et inventeurs, vont faire le spectacle et nous transporter dans leur monde bigarré et fantasmagorique.

    Un spectacle créé et joué par la Compagnie de L'iris (Villeurbanne)
    Mise en scène : Philippe Clément et Caroline Boisson


     

     

     

     

     

    Le Dindon

     

    Le Dindon de Feydeau par la Compagnie de l'Iris

    Loin des idées courantes que l’on peut porter sur un certain genre de théâtre, on redécouvre un univers absurde d’une modernité étrange à la fois implacablement logique et parfaitement fou. C’est comme si Chaplin et Buster Keaton s’étaient donné rendez-vous dans un salon de la Belle Epoque.

    Avec Feydeau la machine comique fonctionne à plein régime, mais il y a derrière le rire quelque chose de surréaliste qui n'est pas sans rapport avec le théâtre de l'absurde, où situations délirantes mais cauchemardesques nous laissent déjà un petit avant-goût de la vieillesse qui guette chacun des personnages, même les plus jeunes. Tout est définitivement vain et illusoire, même le « happy end »…

    Mise en scène : Philippe Clément (Théâtre de l'Iris de Villeurbanne)

    C’est un abracadabrantesque embrouillamini de situations délirantes, aussi absurdes que poilantes les unes que les autres… Tout ceci mû par une irrésistible machine comique qui ne prétend aucunement à la vraisemblance. La mise en scène est construite au petit poil pour ne pas entraver cette formidable énergie. L’interprétation, menée par une équipe homogène et soudée, fait elle aussi la part belle à la vitalité du texte. N.B. Lyon Capitale

     

     

     

     

     

    Tartuffe


    L'oeuvre classique de Molière interprétée par la compagnie de l'Iris (Villeurbanne).

    Théâtre des Pénitents de Montbrison (42) en 2008.

    Mise en scène : Philippe Clément.

     

     

     

     

    Interview de Philippe Clément


    Philippe Clément est directeur du Théâtre de l'Iris de Villeurbanne et metteur en scène (Tartuffe, Le Dindon, Les fourberies de Scapin, Les Tribunaux rustiques, etc.).

    Philippe Clément nous explique comment il a entrepris la mise en scène de "Tartuffe" (de Molière).